Peut-on faire confiance au moteur PureTech et est-il encore intéressant d’en acheter ?
Peut-on faire confiance au moteur PureTech et est-il encore intéressant d’en acheter ?

Peut-on faire confiance au moteur PureTech et est-il encore intéressant d’en acheter ?

17/08/2025
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Le moteur PureTech, développé par le groupe PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel), est l’un des blocs essence les plus répandus en Europe depuis 2014. Récompensé à plusieurs reprises comme moteur de l’année, il équipe des millions de véhicules du segment citadine jusqu’aux SUV compacts. Mais sa réputation a été ternie par des problèmes de fiabilité bien connus. Alors, peut-on encore lui faire confiance aujourd’hui ? Et faut-il envisager l’achat d’un véhicule équipé d’un PureTech ?


Les qualités du moteur PureTech

  • Polyvalence : décliné en 1.0, 1.2 atmosphérique et surtout 1.2 turbo (de 82 à 155 ch), il équipe une grande variété de modèles (208, 308, C3, C4, 2008, 3008, Opel Crossland, DS 3…).
  • Agrément de conduite : le 1.2 turbo (PureTech 110/130/155 ch) offre du couple et une consommation maîtrisée.
  • Consommation et fiscalité : faible consommation, émissions de CO₂ contenues, idéal en ville et sur trajets mixtes.
  • Reconnaissance : primé plusieurs fois, preuve d’innovation technique dans la catégorie petits moteurs essence.

Les problèmes connus

🔧 1. Courroie de distribution humide

  • Sur les versions fabriquées avant fin 2019, la courroie baignant dans l’huile se dégrade prématurément.
  • Résultat : morceaux de caoutchouc bouchant la pompe à huile → risque de casse moteur.
  • Symptômes : bruits anormaux, voyants moteur, perte de puissance.

🔧 2. Consommation d’huile

  • Certains exemplaires consomment plus d’huile que la normale.
  • Risque si le niveau n’est pas surveillé régulièrement.

🔧 3. Turbo et injecteurs

  • Problèmes de turbo ou injecteurs rencontrés sur certains modèles, surtout mal entretenus.

Quelles améliorations ont été apportées ?

  • Depuis fin 2019, PSA (désormais Stellantis) a modifié la courroie et les tolérances mécaniques.
  • Les modèles récents (208 II, 2008 II, C4, Opel Mokka, etc.) sont globalement fiabilisés.
  • Les véhicules plus anciens peuvent bénéficier d’une campagne de rappel ou d’une prise en charge partielle en cas de problème.

Faut-il encore acheter un véhicule équipé d’un PureTech ?

👉 Oui, mais sous conditions :

  1. Privilégier les modèles produits après fin 2019 → fiabilité améliorée.
  2. Vérifier l’historique d’entretien → vidanges régulières tous les 15 000 km max (plutôt que 25 000 km comme parfois recommandé).
  3. Contrôler la courroie → demander si elle a été remplacée ou inspectée (surtout sur les versions 2014-2018).
  4. Éviter les très hauts kilométrages si l’entretien n’est pas limpide.

Alternatives à considérer

  • Les moteurs 1.5 BlueHDi (diesel) si vous roulez beaucoup (>20 000 km/an).
  • Les blocs essence d’autres constructeurs (TSI Volkswagen, TCe Renault, Skyactiv Mazda) pour ceux qui veulent éviter le PureTech.

Conclusion

Le PureTech n’est pas un mauvais moteur en soi : il est performant, agréable et économique. Cependant, les premières générations (avant 2019) souffrent de défauts de conception coûteux s’ils n’ont pas été corrigés.

➡️ Acheter un PureTech reste envisageable, à condition de privilégier un modèle récent, de vérifier soigneusement l’entretien et de prévoir un suivi rigoureux. Sinon, mieux vaut se tourner vers une alternative plus sereine.

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