Le moteur PureTech, développé par le groupe PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel), est l’un des blocs essence les plus répandus en Europe depuis 2014. Récompensé à plusieurs reprises comme moteur de l’année, il équipe des millions de véhicules du segment citadine jusqu’aux SUV compacts. Mais sa réputation a été ternie par des problèmes de fiabilité bien connus. Alors, peut-on encore lui faire confiance aujourd’hui ? Et faut-il envisager l’achat d’un véhicule équipé d’un PureTech ?
Les qualités du moteur PureTech
- Polyvalence : décliné en 1.0, 1.2 atmosphérique et surtout 1.2 turbo (de 82 à 155 ch), il équipe une grande variété de modèles (208, 308, C3, C4, 2008, 3008, Opel Crossland, DS 3…).
- Agrément de conduite : le 1.2 turbo (PureTech 110/130/155 ch) offre du couple et une consommation maîtrisée.
- Consommation et fiscalité : faible consommation, émissions de CO₂ contenues, idéal en ville et sur trajets mixtes.
- Reconnaissance : primé plusieurs fois, preuve d’innovation technique dans la catégorie petits moteurs essence.
Les problèmes connus
🔧 1. Courroie de distribution humide
- Sur les versions fabriquées avant fin 2019, la courroie baignant dans l’huile se dégrade prématurément.
- Résultat : morceaux de caoutchouc bouchant la pompe à huile → risque de casse moteur.
- Symptômes : bruits anormaux, voyants moteur, perte de puissance.
🔧 2. Consommation d’huile
- Certains exemplaires consomment plus d’huile que la normale.
- Risque si le niveau n’est pas surveillé régulièrement.
🔧 3. Turbo et injecteurs
- Problèmes de turbo ou injecteurs rencontrés sur certains modèles, surtout mal entretenus.
Quelles améliorations ont été apportées ?
- Depuis fin 2019, PSA (désormais Stellantis) a modifié la courroie et les tolérances mécaniques.
- Les modèles récents (208 II, 2008 II, C4, Opel Mokka, etc.) sont globalement fiabilisés.
- Les véhicules plus anciens peuvent bénéficier d’une campagne de rappel ou d’une prise en charge partielle en cas de problème.
Faut-il encore acheter un véhicule équipé d’un PureTech ?
👉 Oui, mais sous conditions :
- Privilégier les modèles produits après fin 2019 → fiabilité améliorée.
- Vérifier l’historique d’entretien → vidanges régulières tous les 15 000 km max (plutôt que 25 000 km comme parfois recommandé).
- Contrôler la courroie → demander si elle a été remplacée ou inspectée (surtout sur les versions 2014-2018).
- Éviter les très hauts kilométrages si l’entretien n’est pas limpide.
Alternatives à considérer
- Les moteurs 1.5 BlueHDi (diesel) si vous roulez beaucoup (>20 000 km/an).
- Les blocs essence d’autres constructeurs (TSI Volkswagen, TCe Renault, Skyactiv Mazda) pour ceux qui veulent éviter le PureTech.
Conclusion
Le PureTech n’est pas un mauvais moteur en soi : il est performant, agréable et économique. Cependant, les premières générations (avant 2019) souffrent de défauts de conception coûteux s’ils n’ont pas été corrigés.
➡️ Acheter un PureTech reste envisageable, à condition de privilégier un modèle récent, de vérifier soigneusement l’entretien et de prévoir un suivi rigoureux. Sinon, mieux vaut se tourner vers une alternative plus sereine.